C’est reparti !

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Je vais finir par croire que mes périodes de démotivation sont systématiquement suivies de périodes d’enthousiasme enfiévré… C’était effectivement le cas jusqu’à présent et la journée d’aujourd’hui n’a pas dérogé à la règle.
Et pourtant, ce n’était pas gagné. Matinée bien occupée, courses, préparation du repas de midi, et début d’aprèm consacré à un brin de ménage, je me suis malgré tout posée devant mon ordi et tadam ! c’était parti !

Après donc une semaine sans aucune ligne réecrite et une motivation à ras les pâquerettes, je vous informe (ô joie !) que j’ai retapé deux autres chapitres de Sheyanne en…deux heures.

J’avais envie de vous faire partager un peu mes écrits, même si je reste toujours très discrète (secrète même) sur mes travaux, préférant attendre le final pour offrir des extraits à ceux qui ont la gentillesse de me suivre.

Et puis j’ai eu l’idée aujourd’hui, qu’à chaque chapitre réecrit, je vous donnerai quelques lignes de ces fameux chapitres. Alors je vais commencer dès ce soir ! Mais avant ça, voici une brève présentation de Sheyanne (sans trop vous en dévoiler, hein !)

Sheyanne conte l’histoire d’une jeune métisse de 15 ans, au XIXe siècle en Amérique. Sheyanne a un don : elle est capable d’aider les âmes des personnes tuées par haine à trouver le chemin du repos. Les âmes qu’elle n’a pu sauver la hante, sous forme de spectres. Elle est aidée par un esprit, l’Enfant, qui la guide vers les morts en question. Recueillie toute petite par une troupe de comédiens ambulants, Sheyanne arrive un jour dans un village où les Noirs et les Blancs se vouent une haine sans merci. Beaucoup de tués par haine et beaucoup de souci pour la jeune fille qui est métisse. Elle rencontre alors Joshua, un jeune Noir, rongé par la violence et qui garde un lui un profond et douloureux secret…
Et si l’amour pouvait vaincre la haine ?

Tadada !

Et voilà mon p’tit extrait du jour :

Ils sont là.
La voix de l’Enfant résonna doucement aux oreilles de Sheyanne. Elle releva la tête et distingua cinq formes sombres allongées dans l’herbe. Elle abaissa sa capuche et s’approcha des corps. Il s’agissait d’hommes noirs et les cinq étaient morts de coups de couteau portés à leur poitrine. Leurs sangs s’étaient rejoints et formaient une mare brune. Unis jusque dans la mort… A leur front, le symbole brillait de façon intense. Il était temps que Sheyanne arrive. Une heure trop tard et leurs âmes tourmentées auraient rejoint les centaines d’autres qui hantaient Batille. La jeune fille posa les doigts sur leur front, chacun à leur tour, jusqu’à ce qu’elle sente les esprits se libérer. Les formes diaphanes s’élevèrent dans les airs, en même temps qu’un vent léger s’infiltrait dans les cheveux de Sheyanne. C’était leur façon de la remercier. Quand tout fut fini, l’Enfant disparut. La jeune fille se laissa tomber à genoux et respira à pleins poumons, calmement. Elle avait la nausée. Cela lui arrivait à chaque fois qu’elle accomplissait le rituel. Mais quand elle en sauvait plusieurs d’un coup, son malaise était plus fort.

 

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