Sous la terre

Sous la terre
de Courtney COLLINS
aux éditions Buchet-Chastel

Australie, 1921. La jeune Jessie vit au fin fond d’une province sans foi ni loi avec son tuteur et mari honni, le bilieux Fitzgerald Henry, dit Fitz. Depuis sa sortie de prison sous caution, elle travaille comme apprentie pour le compte de celui-ci. Vols de chevaux et de bétail, recel et autres misérables larcins : Jessie se retrouve complice malgré elle des trafics de ce mari, violent et alcoolique. Isolée dans une vallée hostile peuplée d’hommes et de femmes aussi sauvages que les paysages qui les entourent, Jessie s’étiole. Mais, une nuit, tout bascule. C’est le début d’une incroyable cavale, une fuite hallucinée à travers une nature impitoyable et grandiose. Traquée par Jack Brown et Andrew Barlow, un sergent héroïnomane, Jessie affronte son destin avec une rage extraordinaire (Source : Fnac)

L’histoire commence avec un drame horrible : Jessie vient de perdre son bébé, né prématurément et l’enterre, sous terre justement. C’était une petite fille et c’est par sa voix, spectre omniscient, que le récit se fait. Après ce choc du début du roman, qui prend aux tripes, je dois dire, on découvre alors le personnage de Jessie, inspiré d’une femme ayant réellement existé, la première femme « bushranger » (hors-la-loi au début de la colonisation en Australie). On apprend très vite qu’avant d’enterrer son bébé, elle a tué son mari. Et puis, on remonte dans son histoire… De sa plus tendre enfance à son adolescence dans un cirque. On découvre ensuite ses premiers vols de chevaux, la prison finalement, et son mariage forcé. En parallèle, on suit la traque de Jack Brown, amoureux de Jessie, et de ce sergent complètement à côté de la plaque. Tout ça sur fond de grandes étendues australiennes…

La prose est sublime, c’est une ode à la Terre et à la femme que nous offre Courtney Collins. Mais passé le premier tiers du roman, je me suis un peu lassée, m’accrochant moins aux mots, suivant avec moins d’affection les personnages. L’avancée de Jack Brown et du sergent ne m’a pas du tout conquise par exemple. Un petit goût de quelque chose qui manque, que je ne saurais expliquer, m’empêche de faire de ce roman un véritable coup de coeur, pourtant distingué un peu partout.

Dommage ! Cela étant, il reste malgré tout un très beau livre à découvrir !

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Une réflexion sur “Sous la terre

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