Adam et Thomas

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Adam et Thomas
de Aharon APPELFELD
aux éditions Ecole des loisirs

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Quand la mère d’Adam le conduit dans la forêt, elle promet de venir le chercher le soir même. « Aies confiance, tu connais la forêt et tout ce qu’elle contient » lui dit-elle. Mais comment avoir confiance alors que la guerre se déchaîne, que les rafles se succèdent dans le ghetto et que les enfants Juifs sont pourchassés ? La journée passe. Adam retrouve Thomas, un enfant de sa classe que sa mère est également venue cacher là. Les deux enfants sont différents et complémentaires : Adam sait grimper aux arbres et se repère dans la forêt comme s’il y était né. Thomas est réfléchi et craintif. À la nuit tombée, les mères ne sont pas revenues. Les enfants s’organisent et construisent un nid dans un arbre. Ils ignorent encore qu’ils passeront de longs mois ainsi, affrontant la faim, la pluie, la neige et le vent, sans oublier les questions essentielles : qu’est-ce que le courage ? d’où vient la haine ? comment parlent les animaux? et Dieu, dans tout ça ? (Source Fnac)

Je n’avais jamais lu de livres de cet auteur juif, qui avait reçu le prix Médicis étranger en 2004 pour Histoire d’une vie. J’ai donc découvert cet écrivain avec un genre qu’il n’avait pas encore touché : la littérature jeunesse. « Un livre pour enfant à 80 ans », voilà notamment ce que j’avais entendu à propos de ce roman. Pour ceux qui connaissent cet auteur, ils ne seront pas surpris de retrouver le thème des juifs pendant la Seconde Guerre mondiale, thème qu’il a plus d’une fois traitée. L’histoire de ces deux enfants qui se cachent dans la forêt ramène à la propre vie de l’auteur car après avoir connu lui aussi le ghetto et un camp de concentration, il réussit à s’échapper en 1942 et se cache lui-même dans une forêt pendant plusieurs mois.

Le récit se fait à deux voix, alternant le point de vue de chacun des garçons. On a vraiment l’impression de lire un conte, même si le spectre de la guerre rôde autour. Les phrases sont simples et claires, il n’y a pas de fioritures. Les illustrations de Philippe Dumas habillent très bien le texte. Les propos, dans la bouche des enfants, sont souvent plus complexes et plus philosophiques qu’on pourrait le croire. Cela m’a un peu fait penser à ce que peut écrire Jostein Gaarder d’ailleurs (Le Monde de Sophie).

J’ai beaucoup apprécié aussi le côté positif du livre, les enfants gardent toujours espoir, il n’y a pas d’apitoiement. L’auteur parle de la guerre, évoque le guetto mais sans en faire trop non plus. Tout comme les enfants perchés dans leur nid, on survole tout ça. On est plus dans la réflexion, avec une multitude de questionnements sur la vie que l’on peut se poser à cet âge là.

Un beau texte, qui plaira aussi aux adultes.

Et dès demain, retrouvez mon bilan lecture-cinéma-écriture du mois d’août !

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  1. Pingback: Mon p’tit bilan du mois d’août | La Plume de Manihola

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