Je n’arrive pas à écrire parce que…

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« Je n’arrive pas à écrire parce que… »

Je ne saurai dire combien de fois je me suis dit ce début de phrase, dans ma tête ou à haute voix.

« …parce que je n’ai pas le temps »

C’est un fait, comme la plupart d’entre nous, je suis toujours à la poursuite du temps. Et en ce qui me concerne, le manque de temps est toujours la première cause à mon retard ou à mon non-avancée dans l’écriture.

Or, je me rends compte que le temps, finalement, a bon dos. C’est vrai, qu’à ma décharge, il faut dire que je collectionne les passions : lecture, cinéma et depuis peu, du sport et que tout caser dans une journée en incorporant bien sûr mon boulot et mes deux bout’d’choux à m’occuper, 24h passent très vite. Alors rajouter un peu d’écriture dans cet emploi du temps de ministre s’avérait très difficile.

J’avais, il y a quelques mois, trouvé un bon rythme en écrivant sur ma pause méridienne. Et puis finalement, j’ai eu besoin de faire du sport sur ces moments-là donc, adieu demi-heure du midi pour écrire. Je m’étais dit que j’arriverais malgré tout à trouver un autre moment pour me poser avec mon crayon.

« …parce que j’ai la flemme »

Je me rends compte maintenant que j’ai un petit manque de motivation. L’inspiration est toujours intacte (au moins quatre futures histoires déjà en tête que je continue de ficeler jour après jour) mais le simple fait de me poser avec mon ordi me semble parfois difficile. Je préfère rester « gober » les programmes TV ou prendre au vol ma lecture en cours. C’est sûr, c’est plus facile.

Mais heureusement, il y a des gens, et des blogs, qui arrivent sans qu’ils ne s’en rendent compte, à me foutre des baffes. Et c’est le cas par exemple avec l’article récent de Mayura sur l’importance du premier jet. Comme elle le dit si bien, l’important c’est d’écrire un peu tous les jours, ne serait-ce que dix minutes. Parce qu’en dix minutes, on peut écrire un paragraphe et finalement, petit à petit, on finit par faire un chapitre au bout de quelques jours !

J’ai réalisé également avec cet article que je suis peut-être un peu trop perfectionniste dès le départ dans mon écriture. Je ne dis pas par là que je fais des choses parfaites mais que je reviens peut-être un peu trop souvent sur ce que j’ai déjà écrit plutôt que d’avancer, de « cracher » ce fameux premier jet et de revenir dessus ensuite, une fois l’histoire achevée.

Donc, j’y remédie dès aujourd’hui, je me reprends en main, je termine au plus vite Sheyanne et je reprends aussitôt Taryann. Un tout petit peu tous les jours, tel sera mon crédo maintenant.

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  1. Je suis infiniment touchée d’avoir été citée en exemple dans un article qui nous concerne nous tous, auteurs ! Merci beaucoup, et je te souhaite beaucoup de courage pour écrire. Je suis sûre que c’est possible. (Ah, et faire du sport, c’est une excellente idée !)

    En effet, le premier jet n’a jamais vocation à être parfait. Pour moi, il sert à me montrer dans quelle direction évoluent mes personnages, quelle est la structure de mon texte, etc. Il joue donc un rôle central, mais n’a pas besoin d’être parfait.

    • Mais de rien ! Il y a quelques blogs d’auteurs comme ça qui me porte et j’avoue que le tien, en ce moment, m’aide beaucoup ! Je glane à droite à gauche des idées pour m’améliorer au quotidien et cette histoire de premier jet, je me le réserve pour mon prochain projet « Taryann » !
      Merci pour ton passage en tout cas !

      • Je n’ai pas vocation à être une référence, mais je balance mes pensées et mes expériences d’auteur en espérant que ça puisse aider, donc j’en suis ravie ! 😉

  2. Je suis un peu comme toi, Manihola. Mon premier jet doit être parfait et il ne l’est pas… Pire, je me rends compte que même le second ne l’est pas. Mais je sais que, personnellement, je ne peux pas me forcer à écrire quelque chose que j’estime imparfait… Il faut faire avec. J’estime mon premier jet aussi parfait que possible jusqu’à ce que je prenne suffisamment de recul sur le texte pour me rendre compte qu’il est loin d’être parfait et de me remettre à l’ouvrage. Pour Dimitri, j’en suis à la 3ème écriture et quand je dis écriture, je jette pratiquement tout ce que j’avais fait avant, je ne garde qu’une trame, et je recommence… Bref, le métier d’écrivain n’est pas un métier facile pour certains écrivains. Et c’est une bonne chose que tu aies décidé d’écrire un peu tous les jours et de ne pas te laisser convaincre par les excuses habituelles. ^^

    Bon courage à toi. 🙂

    • Pfiou ! que de travail ! 😉 sans compter tous les prochains écrits qu’on a envie d’écrire ! Pour Sheyanne, je pense que c’est aussi la 3ème fois que je le reprends…mais c’est la dernière parce que j’ai vraiment envie de passer à autre chose. Pour Taryann, je crois que j’ai réécrit les premiers chapitres à peu près trois fois aussi…
      Merci à toi toi Bénédicte !

  3. La motivation est très importante pour avancer et un programme bien rempli, surtout avec des enfants (j’en ai deux que j’élève seule) peut parfois décourager. Bon courage !

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