Tristesse de la Terre

Par défaut

Tristesse de la Terre
de Eric VUILLARD
aux éditions Actes Sud

Alors, le rêve reprend. Des centaines de cavaliers galopent, soulevant des nuages de poussière. On a bien arrosé la piste avec de l’eau, mais on n’y peut rien, le soleil cogne. L’étonnement grandit, les cavaliers sont innombrables, on se demande combien peuvent tenir dans l’arène. C’est qu’elle fait cent mètres de long et cinquante de large ! Les spectateurs applaudissent et hurlent. La foule regarde passer ce simulacre d’un régiment américain, les yeux sortis du crâne. Les enfants poussent pour mieux voir. Le cœur bat. On va enfin connaître la vérité. (Source Fnac)

En choisissant de lire ce livre, je n’avais pas vraiment idée de qui était Buffalo Bill. Je pensais même, vu le nom (que j’avais déjà entendu tout de même) qu’il s’agissait d’un chef indien… honte à moi ! Je confondais bien sûr avec Sitting Bull. Buffalo Bill n’était donc pas un Indien. Son vrai nom était William Frederick Cody et fut une figure mythique de la Conquête de l’Ouest, en chassant beaucoup de bisons. Il fut également le créateur d’un spectacle qui fut joué pendant longtemps aux Etats-Unis et même en Europe, intitulé le « Buffalo Bill’s Wild West. C’est ce pan d’histoire que l’auteur, Eric Vuillard, a choisi de traiter dans son roman.
Ce fameux show mettait en scène des cavaliers et de véritables Indiens, interprétant diverses scènes de la vie des pionniers, comme l’attaque d’une diligence ou la bataille de Wounded Knee. Bien sûr, tout cela était édulcoré et la présence de véritables Indiens sur scène attirait une foule de spectateurs.

Tout comme son créateur, je ne connaissais pas vraiment l’existence de ce spectacle et je suis donc contente d’avoir lu ce livre, qui me donne le sentiment d’avoir vraiment appris quelque chose.

L’écriture en elle-même est assez particulière. On est sur un très court texte, où il n’y a pas de dialogues. Un texte proche d’une prose poétique. C’est très bien écrit, c’est indéniable, mais ce n’est pas forcément ma tasse de thé. La force du texte est tout à fait remarquable et vous trouverez bon nombre de critiques dithyrambiques à son sujet.

Mais moi, j’ai besoin d’un peu plus d’action dans mes lectures, donc ce n’est pas un roman que je garderai forcément en mémoire. Mais comme je le disais plus haut, il m’aura au moins fait connaître le personnage de Buffalo Bill, ainsi que la mascarade théâtrale qui s’est joué pendant de longues années reproduisant le mythe toujours vivant des gentils cows-boys contre les méchants Indiens.

Publicités

Une réponse "

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s